02 octobre 2009
La censure
Ceci est un mini coup de gueule parce que je suis malade depuis une semaine et que je n’ai donc pas la force d’en écrire un plus grand.
C’est quand même incroyable la pression qu’on nous met, volontaires, coopérants ou autres expatriés afin qu’on ne dénonce pas, même mollement, sans abus et à demi-mot, les errances du système de la Coopération Française.
On commence tout doucement à être nombreux à avoir reçu, qui des menaces de licenciement, qui d’autres pressions, pour quelques propos anodins sur Internet ou par mail. Des propos même pas très originaux. Juste des mots qui reprennent l’essentiel de ce qui se dit partout. Juste pour dire qu’on (individuellement) n’adhère pas forcément à la même politique que l’Etat Français. Et ça même si on est français ou qu’on travaille pour une structure française. On n’est pas tenu de partager le même avis. Et si on n’est pas d’accord, on a même le droit de le dire à nos familles et de l’écrire à nos amis, ou sur un blog car il s'agit d'un espace personnel, régit par une législation propre. Je ne comprends même pas pourquoi les gens s’affolent, la critique c’est utile pourtant: ça permet de s’améliorer… (disent les naïfs dont je fais partie)
Tiens, ça me rappelle un livre de Kundera qui s’appelle « La Plaisanterie », z’aurez qu’à aller le Wikipedier…
03 septembre 2009
Des nouvelles de notre monde
Puisque c'est la rentrée, voici quelques photos de nos mois d'été, juste pour que vous puissiez voir que Maya grandit grandit grandit...





Et maintenant, chuuut, dodo...
27 août 2009
Jean point com !!!
Un spécial dédicace pour Claire pour vous présenter le génialissime site de Jean, adepte de l'art fumiste :
http://www.jeanpointcom.com/

Cet extrait est issu du dossier : "Qui a dit que le yoga ne servait à rien" mais ne pas manquer de visiter aussi "le Pape est notre ami" et "Les Beatles font l'intéressant".
Sur ce, je vais aller me faire une petite posture de double refus de rédiger l'avenant au contrat de subvention du programme "Mangue" avec le Responsable Administratif et Financier, pourvu que ça marche.
01 juillet 2009
Cuisine mezanmi!
Je vous rappelle l'existence d'Haïti popote, un blog pour ceux et celles qui trainent leurs tongues au Twin's market tels des zombis en déroute parmi les boîtes de Corned Beef, pour tous ceux qui en sont à leur 3ème poule boucannée du champs de Mars cette semaine (et on est mercredi), pour ceux qui connaissent par cœur le numéro de Domino Pizza et n'en peuvent plus de l'odeur de la Meatzza Pizza...
http://haitipopotte.canalblog.com/
(Et si c'est encore trop compliqué pour vous, vous pouvez toujour passer manger chez nous... Jean Garnel a fait du poulet à la bière ce soir...)
29 juin 2009
Haïti en images
Dans la série j'ai un pote qui prend de meilleures photos que moi, voici milles facettes d'Haïti à travers les yeux de Yves Jamoneau.
Kenskof
Port-au-Prince
Le Far-West Haïtien
Trouchouchou
Orage aux Abricots
16 juin 2009
L’employé pas net (y en a toujours un)
En Haïti, il est difficile de
dire le vaudou, c’est comme le Père Noël, ça n’existe pas !
Quand quelque chose a des
conséquences tangibles dans la vie de tous les jours, forcément, c’est que
d’une certaine façon, ça existe.
Il y a chez nous un employé pas
net. Personne ne l’a jamais vu. Pourtant il occupe un poste à haute responsabilité.
C’est notre gardien de nuit.
A l’inverse de notre gardien de
jour, Monsieur Simon, petit grand-père qui ronflote allègrement devant la porte
du bureau, le gardien de nuit n’est jamais présent sur son lieu de travail. Du
moins pas physiquement.
Depuis toutes ces années, on n’a
jamais eu de vols, personne n’oserait, vous pensez bien, les gens sont
raisonnables. Pourtant la nuit, notre bureau est aussi sombre et isolé que la
lande du chien de Baskerville, de quoi commettre des forfaits en toute
tranquillité.
Et bien moi, l’autre soir alors
que je sortais du bureau à l’heure où noirci la campagne, voici ce qui m’est
arrivé. Dans le terrain vague jonché de voitures rouillées qui nous sert de
parking, deux silhouettes voûtées s’avancent et pénètrent dans l’enceinte sans
me prêter attention malgré mes salutations les plus urbaines.
Le vieil homme et le bouc noir se
glissent vers la grille et le premier y entrave le deuxième (si ça a avait été
l’inverse, je serai partie en courant). Je hèle le plus humain des deux et
m’approche, bien décidée à en savoir plus sur le dessein de ces visiteurs
nocturnes et puis c’est pas tout ça mais je devais fermer les lieux avec toutes
sortes de clefs donc c’était pas le moment de venir faire paître le
bétail !
Finalement, c’est un vieillard le
cheveu blanchi et l’œil en poignard qui accepte d’échanger avec moi de
sommaires présentations. Monsieur Brisson, notre gardien de nuit. Il me dit
« vous pouvez fermer, tout est parfait » en jetant un dernier regard
au bouc noir. Et il s’en va.
Et bien, je n’ai pas eu trop
envie de m’attarder plus longuement, moi non plus...
25 avril 2009
Y a du laisser-aller
Bon, ok, j'admets, ça fait plus d'un mois que je ne vous ai pas abreuvé d'haïtiâneries.
Pourtant, comme d'hab, c'est pas la matière qui manque entre les élections où on reste cachés chez soi 72h pour les couilles du Pâpe, les manif qui contestent des résultats qui ne sont pas encore sortis (trop dur, il faudrait compter les 17 bulletins de vote collectés par Département, je vous rapelle que le Président lui-même a précisé aux électeurs que c'était vraiment pas obligatoire de se déplacer pour si peu) et les petites aventures sympathiques quotidiennes (j'ai griffé la voiture dorée du gros directeur du seul hôpital so chic de la capitale, oups oups, son gardien nous a pris en photo ainsi que ma plaque d'immatriculation et la peinture rayée pendant que Manno menaçait de lui faire porter le chapeau si on se faisait kidnapper... épique à souhait!) et puis Maya la casse-cou qui grimpe partout et puis Nono les yeux-bleus, notre nouvelle statue en fer de chez Eugène (qui ne fait pas de frites). Je me demandais aussi ce qu'était un larigot, une espèce de petit nasard sans doute?
Voilà, vous savez tout, et maintenant vous aussi vous êtes fatigués.
Quelques photos pour vous rafraîchir les neurones, et c'est reparti! Vous allez enfin pouvoir bosser comme des fous, non non ne me remerciez pas!
13 mars 2009
A l’angle des rues parallèles
J’avais toujours trouvé que ce bon vieux Gary Victor exagérait avec ses rendez-vous douteux à l’angle des rues parallèles, et bien figurez-vous que la même chose m’est arrivée ce matin. Je cherchais partout un bureau situé à l’angle des rues Ogé et Chavanne, rues parallèles de Pétionville où le plan est quadrillé au contraire de Port-au-Prince où les rues s’encouloeuvrent à qui mieux mieux. Et bien finalement, je l’ai quand même trouvé. Le tout grâce aux compléments d’information que m’ont donné plusieurs Haïtiens sur mon parcourt. Et aucun d’entre eux n’a levé un sourcil sur l’adresse étrange que je leur soumettais. C’est quand même bon !
28 février 2009
Anniversaire
Maya a un an !
14 février 2009
Le tap-tap c’est fantastique, le frigo c’est rigolo.
J’écris cet article dans le but de me plaindre. C’est vrai quoi, ils ont toujours pas remis les frigos pour traverser 3 Rivières. Il s’agissait, pour rappel, de gros bacs frigo (sans couvercle, évidemment) dans lesquels montaient les personnes qui voulaient traverser la rivière en crue. Malheureusement, ils ont été remplacés par des barquettes. Pourtant, il y deux ans, j’avais bien souligné le fait que c’était nul et que ça nuisait au pittoresque de tout le Département, et est-ce que tu crois qu’ils en auraient tenu compte, pfff… vils fonctionnaires de l’office du tourisme de Port-de-Paix…
Car sans cela, j’aurai pu me vanter à tout va, d’avoir diversifié à outrance les moyens de transport ce vendredi. J’aurai pu vous écrire sans mentir que tenez, j’ai commencé par un peu de 4x4 pour aller rejoindre l’hélico des minus (bah oui encore, ça y est, au bout de 2 fois ce n’est déjà même plus rigolo), qu’ensuite j’ai fait de la moto dans la boue, et puis que j’ai enchaîné par une traversée en frigidaire suivie de 2 heures de tap-tap. Et puis, voilà, caramba encore raté, me voici bien obligée par souci de véracité de mon récit de remplacer le mot « frigidaire » par le mot « barque » et avouez que, quand même, c’est moins truculent, or moi j’aime assez quand ça trucule, d’habitude.
Et dire qu’on appelle ça le progrès…
Bon, du coup, il me reste juste à vous raconter que la grosse lapine que je suis avait oublié sa crème solaire et autres accessoires pratiques pour quand on voyage n’importe comment et qu’elle s’est donc retrouvée ce matin avec une grosse gueule toute rouge et toute tuméfiée à force de se boucaner la peau en tap-tap en plein cagnard de midi, là je dis bravo, franchement, et que ça m’apprendra à faire la maligne.
Bises !

















Petit Lac Saumâtre

























